Tônoharu de Lars Martinson

Tonoharu, Lars Martinson, Éditeur Le Lézard Noir, mai 2011, 270 pages, 23 euros

Ce roman graphique américain suit les aventures et mésaventures de Daniel Wells, jeune professeur d’anglais assistant un peu perdu dans cette petite ville de province nommé Tônoharu. Ce récit s’inspire de la propre expérience de Lars Martinson qui fut lui même professeur d’anglais au japon pendant 3 ans. Le choc des cultures aidant, le personnage principal se retrouve isoler et tente bon gré mal gré de nouer des liens avec les quelques expatriés qu’il croise à  défaut de pouvoir lier des liens avec des japonais.

Ce journal d’une solitude semi-autobiographique suit les difficiles tentatives du jeune homme pour s’intégrer à  une société étrange et étrangère. Si le mur érigé par les différences culturelles et la barrière linguistique semble plus difficile à  franchir que prévu, l’attitude attentiste de ce jeune homme de vingt-cinq ans n’est pas non plus étrangère à  ses problèmes d’intégration.

Lars Martinson relate ce plongeon vers l’inconnu, offrant ainsi un regard différent sur le pays du soleil le levant : le regard d’un américain confronté au vide de sa propre existence.

Extrait:

Usant d’un format gaufrier de quatre cases par page, d’un cadrage très statique et de décors immobiles répétitifs, il impose un rythme lent qui fait écho au quotidien monotone du personnage principal. Le dessin monochrome aux tons tristes renforce l’atmosphère pesante du récit et la solitude déprimante de cet étranger.

Les dessins de Lars Martinson donnent un charme tout particulier à  cette bande dessinée.
Je vous conseiller la lecture de cette BD, encore plus si vous aimez le japon.