Héritage de Nicholas Shakespeare

Héritage, Nicholas Shakespeare, Édition Grasset, Aoà»t 2011, 419 pages

Andy Larkham, employé sans avenir dans une maison d’édition de guides pratiques, que sa fiancée vient de quitter se rendant à  l’enterrement d’un ancien professeur. Il se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d’une étrange vieille dame, aux funérailles d’un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, dans son testament, que seules les personnes présentes à  la cérémonie hériteraient de sa fortune.


Du jour au lendemain, la vie d’Andy bascule. Que se passe-t-il lorsqu’on se retrouve soudain à  la tête de 17 millions de livres sterling ? Pris de scrupules face à  ce coup du hasard, Andy décide d’enquêter sur son mystérieux bienfaiteur. Qui était Madigan ? Comment ce réfugié d’origine arménienne est-il devenu un nabab du minerai de fer en Australie, pour finir sa vie reclus dans son manoir londonien ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Et de quels autres secrets Andy est-il devenu le dépositaire malgré lui ?

Au fil de l’histoire, Andy s’efface pour laisser place à  Christopher Madigan, le défunt, qui se dessine page après page. Histoire d’une famille, mais également d’un peuple, portrait d’un homme, ce récit à  l’intérieur du récit est probablement le meilleur passage du roman. On découvre un homme par on-dit, par récits interposés, qui, de l’Arménie à  Londres, en passant par l’Australie, fonde son destin et se révèle peu à  peu au lecteur. Car Madigan est le héros du roman.

Nicholas Shakespeare nous fait réfléchir tour à  tour sur l’argent et le bonheur ou l’identité.