Le fait du prince d’Amélie Nothomb

le fait du prince

Le fait du prince, Amélie Nothomb, Albin Michel, aoà»t 2008, 169 pages, 15,90 euros

« Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à  l’hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à  l’appui, que l’individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix ».


Tel est l’étrange conseil donné à  Baptiste Bordave par son voisin de table lors d’un dà®ner chez des amis. Le lendemain, un Scandinave du nom d’Olaf Sildur sonne à  la porte de Baptiste et s’effondre sur son tapis. Conditionné par sa conversation de la veille, Baptiste va prendre une incroyable décision : lassé de la fadeur de sa vie, il décide de devenir Olaf Sildur.
« Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? »

Même âge, même aspect physique, mais le mort est riche, possède Jaguar, villa de luxe, épouse blonde et superbe… Devenu Olaf Sildur sans état d’à¢me, Baptiste espère couler des jours heureux à  boire du champagne avec la veuve qui admet sa présence avec un naturel confondant.

Trop beau pour être vrai ? Bordave a-t-il été piégé ? La situation, en tout cas, va devoir se clarifier d’une façon ou d’une autre. Nothomb étonnera et enchantera son fidèle public avec ce conte amoral, bien de notre époque, où la liberté de vivre comme on l’entend n’est plus seulement « le fait du prince »…

Le livre est court. L’histoire est étrange, l’écriture simple.